Pédagogie inversée en groupe

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Disciplines : Mathématiques

Niveau : L1, L2, L3

Mots clés : pédagogie inversée, travail de groupe, pédagogie active, profondeur

Contact : innovations[at]villebon-charpak.fr, tony.fevrier[at]villebon-charpak.fr

Enseignant référent : Tony FÉVRIER

Résumé : Il s’agit d’une pédagogie inversée avec travail en groupe. Le travail en groupe porte sur le morceau de cours étudié préalablement à la maison.

A priori, la pédagogie peut s’adapter à n’importe quel public. Le nombre d’étudiants dépend de l’autonomie garantie par le polycopié mais cela s’adresse à 0 à 35 étudiants au maximum.

Objectifs d’apprentissage

  • Rendre les étudiants actifs
  • Tirer parti du travail de groupe
  • Travailler la partie cours plus en profondeur

Méthode pédagogique : que fait-on concrètement ?

La première étape est de concevoir un polycopié en amont adapté au niveau des étudiants avec des passages à comprendre, des questions.

A chaque séance, les étudiants doivent étudier individuellement un morceau du polycopié.

Au cours de la séance, les étudiants travaillent en groupe de 3 ou 4, débattent des parties du cours, répondent à leurs questions, s’expliquent les choses. L’enseignant est là pour répondre aux questions de groupe et diriger le débat.   

Toutes les 3-4 séances, l’enseignant fait un cours de synthèse afin de structurer les connaissances que les étudiants ont acquises et leur donner du recul.

Cours pédagogie inversée

Évaluation des apprentissages

L’évaluation est classique avec cependant un contrôle continu fourni.

Quels sont les points forts ?

  • Motivation et plaisir accru des étudiants
  • Travail sur le cours que les étudiants n’auraient certainement pas fait chez eux
  • Les étudiants apprennent avant et pendant le cours, ce qui rend plus rapide le travail de révision
  • Le cours de synthèse structuration leur est plus abordable qu’un cours classique puisque les notions ont été abordées auparavant
  • Les étudiants sont actifs en séance
  • Les élèves bénéficient de la richesse du travail de groupe permettant la genèse d’idées
  • L’enseignant est moins perçu comme celui qui sait tout mais comme une aide à construire le savoir : relation sympathique
  • Les étudiants sont responsabilisés

Quelles sont les limites ? Quels sont les points à améliorer ?

  • Le polycopié est crucial : il doit garantir une autonomie suffisante des étudiants.
  • Une bonne motivation est conditionnée par l’apparition claire d’un fil directeur, d’une logique. L’idéal serait que chaque cours soit motivé par un problème qui donne du sens et auquel le cours réponde.
  • Aujourd’hui les étudiants se focalisent trop sur les questions à résoudre et pas assez sur les résultats de cours. Peut-être faudrait-il laisser plus de parties sans question de résolution directe afin de favoriser le débat sur ces parties.

Recommandations, spécificités, contraintes, transférabilité

  • L’idéal est de faire un polycopié avec tout le travail de l’UE préalablement indiquée. Si ce n’est pas possible, toujours veiller à donner clairement le travail pour la séance suivante (je le fais toujours en début de séance).
  • La taille de classe avec laquelle on peut réaliser cette méthode dépend du degré d’autonomie garanti par le polycopié. Quand on n’est pas certain de la qualité du polycopié, peut-être éviter d’excéder 6 à 7 groupes de 4.
  • Ce type de cours se prête bien à des UE qui laissent le temps aux étudiants de faire la préparation en amont. Ainsi l’idéal est de ne pas avoir trop de créneaux dans une même semaine (1 ou 2). Cependant, elle peut être mélangée avec des séances plus classiques.

Références

L’enseignant qui a mis en place cette méthode : Christophe Rabut.

Sa publication : https://www.esaim-proc.org/articles/proc/pdf/2014/02/proc144526.pdf

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